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la robe à tournure a surtout été portée
pendant les débuts de la Troisième République,
au cours de laquelle elle subit de nombreuses modifications.
La tournure, ou faux-cul, est une pièce de lingerie
destinée à accentuer, comme son nom l'indique,
la chute des reins. Cet accessoire se décline dans
toutes sortes de modèles, allant du simple coussinet
rembourré au strapontin, espèce de nacelle d'arceaux
métalliques assujettis par des bandelettes, d'une incroyable
sophistication.
Les garnitures des robes s'inspirent de l'ameublement (drapés,
glands, franges, plissés) et sont d'ailleurs à
l'origine du nom " style tapissier ".
Sur cette période qui se déroule sur une vingtaine
d'années, la silhouette féminine connaît
de nombreux remaniements, dépendant du volume plus
ou moins important que prend la tournure.

D'abord très volumineuse lors de son apparition, la
tournure forme une bosse sur laquelle viennent se draper les
pans de la jupe. Ensuite, aux alentours de 1880, la tournure
est réduite à sa plus simple expression, car
les toilettes, ancêtres des robes fourreaux, enserrent
le corps de la femme du cou aux genoux et ne s'évasent
en une petite traîne qu'après ces derniers. Enfin,
dans un dernier avatar, les tournures s'enflent à nouveau,
presque au niveau de la taille, avant de disparaître
définitivement aux alentours de 1890.
Pour le jour, les corsages restent très près
du corps, avec des manches longues serrées.
Les chapeaux, s'ils subissent diverses évolutions
au gré de la mode, demeurent néanmoins de petite
taille. Quant aux ombrelles, de taille réduite pendant
presque toute la période, elles voient leur diamètre
augmenter considérablement aux alentours de 1885.
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