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| Journée
du Patrimoine |
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Le dimanche 19 septembre verra la journée du Patrimoinedu château de Breteuil fêterl'année 1870 et l'Instauration de la IIIe République.Pour cela, Carnet de Bals vous donne rendez-vous au château de Breteuil à midi, près du pigeonnier, pour partager des rafraîchissements d'accueil ; n'omettez pas d'apporter une coupe d'apéritif. Les personnes désireuses de se changer sur place pourront le faire au 1er étage de l'orangerie. Notre pique-nique annuel pourra alors prendre place autour du pigeonnier... N'hésitez donc pas à vous munir de vos paniers, vaisselles et repas de pique-nique pour ajouter à la reconstitution… Deux bals-animations sont alors prévus dans le courant de l'après-midi : un à 14h30 et un à 16h30. Le programme de ces bals-animations est donné ci-dessous. À partir de 17h30, si les conditions climatiques l'autorisent (pas de vent venant de l'Ouest), des montgolfières seront gonflées pendant la fin de notre présentation, afin que nous puissions finir notre bal en accompagnant dans la liesse les heureux voyageurs, qui symboliseront le départ de Gambetta pour sauver Paris. À partir de 20 heures, prévoyez un second pique-nique dans l'orangerie pour réconforter les aventuriers aériens. Bal 1870 – Instauration de la IIIe République au château de Breteuil
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par Clémence Troesch-Varlet
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| "Discussions sur la guerre dans un café parisien", paru dans The Illustrated London News le 17 septembre 1870 L'effondrement de l'Empire19 juillet 1870 : la France déclare la guerre à la Prusse. Les opérations militaires commencent le 2 août, mais l'armée française conduite par le Maréchal Leboeuf ne réunit que 265 000 hommes à la frontière, contre 500 000 prussiens. Les Allemands prennent l'offensive en Alsace, et contraignent
les Français à reculer jusqu'à Nancy, puis Châlons.
Mac-Mahon se retire de la ville de Froeschviller le 6 août. Strasbourg
capitule, puis Belfort, sous le commandement de Denfert-Rochereau.
Entrevue de Napoléon III et de Otto Von Bismark le 2 septembre 1870. La capitulation de Sedan est connue à Paris dès le 3 septembre. Dans la nuit du 3 au 4 septembre, les députés se réunissent d'urgence au Palais Bourbon et s'interrogent sur la conduite à suivre. Faut-il confier la régence à l'Impératrice ? Ou bien constituer un gouvernement provisoire ? Mais le 4 en début d'après midi, le Corps législatif est envahi par une foule de parisiens révolutionnaires et républicains, ainsi que des gardes nationaux en armes, qui exigent la déchéance de l'Empereur prisonnier des Prussiens et la proclamation de la République. Le 4 septembre est un dimanche :la foule des travailleurs s'amasse place de la Concorde, devant le Palais-Bourbon et rentre de force dans la salle des séances. Les Députés craignent alors d'être débordés par l'insurrection, à l'image du scénario des précédentes révolutions parisiennes de 1830 ou de 1848.
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Encouragés par un groupe d'agitateurs jacobins ou socialistes, tels que Delescluze, Blanqui ou Flourens, Léon Gambetta, Jules Favre, les députés Jules Ferry, Jules Grévy, Jules Simon et Adolphe Crémieux décident de se rendre avec les manifestants à l'Hôtel de Ville de Paris. Ils proclament alors d'eux-même la IIIe République au milieu d'une liesse générale, en déconnexion totale avec un pays pourtant en plein chaos militaire.
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La foule en liesse sur la place de l'Hôtel de Ville. ©Rogier-Viollet La Révolution s'accomplit sans une seule goutte
de sang. Un gouvernement de la Défense nationale est formé.
Les députés de la Seine (républicains élus
en 1869) forment le gouvernement provisoire, dirigé par Jules Favre
et le général Trochu.
L'Impératrice Eugénie quittant les Tuileries.
Montage photographique. Collection Sirot. Paris assiégéLe 15 septembre, un télégraphe arrive au Ministère de l'Intérieur : dix mille Allemands se dirigent sur Joinville. Les habitants des banlieues abandonnent leur village et viennent se réfugier dans Paris. Les parisiens veulent participer à la défense de la ville. Un arrêté est publié à leur demande pour autoriser la création de bataillons de volontaires, qui sont alors formés et enrôlés devant le Panthéon. « Nous ne céderons ni un pouce de notre territoire ni une pierre de notre forteresse » dit Jules Favre.
Mais le 19 septembre, Paris est encerclé.
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